La sophro-analyse : libérer les causes, et non les symptômes, de ce qui nous limite au quotidien.


Développée par le docteur Claude Imbert, puis Christine Louveau, la sophro-analyse est un accompagnement thérapeutique reposant sur l'analyse et la libération des mémoires anciennes qui sont restées douloureuses, et sont de ce fait agissantes sur notre vie actuelle.

 

Ces mémoires se manifestent aisément à notre conscience, au rythme de chacun (voir la page : "Se libérer en douceur et en toute sécurité"), grâce à une relaxation très légère.

 

La sophro-analyse libère les causes, et non les symptômes, de ce qui nous fait souffrir ou limite notre épanouissement personnel, ou notre bien-être physique.

 

Une découverte a joué un rôle fondamental: la prise de conscience que le fœtus est un être "multi percevant".

 

Nous devons cette expression de fœtus "multi percevant" au Pr J.P. Relier qui a étudié le lien qui se tisse entre la mère et l'enfant qu'elle porte, dès la conception (L'aimer avant qu'il naisse, J.P. Relier). Le temps de la gestation est riche en événements pour la mère, comme pour son enfant :

 

- qui les perçoit à sa manière

- et y réagit à sa manière

 

Certains de ces événements peuvent être vécus douloureusement par ce dernier qui n'a aucun moyen de comprendre ce qui se passe.

 


Ces événements sont mémorisés à différents niveaux (voir ci-dessous).

Ils peuvent être mémorisés par le corps. De nombreuses personnes retrouvent en effet l'origine de sensations fréquentes (ressenti d'un poids sur une partie du corps, crispations, palpitations, sensation d'avoir une boule, sensation de "partir", etc.)

Dès lors qu'une forte émotion est présente (voir la page : "L'émotion, facteur de renforcement du souvenir"), le cerveau renforce la mémorisation de ce que nous avons vécu.

 

Les épisodes heureux comme douloureux sont de ce fait gravés en nous, même si nous n'en avons pas un souvenir précis (voir la page : "Quelques exemples concrets").

 

 

 

Quelles mémoires libérer  ?

 

Dès la vie intra-utérine (voir la page "Que perçoit le fœtus ? Qu'en est-il de la douleur fœtale ?"), les événements incompris ou douloureux de l’existence génèrent des empreintes (empreintes limitantes) qui limitent notre évolution personnelle -et peuvent parfois provoquer des pathologies - en empêchant l'accès à nos ressources (ces ressources sont par exemple: la certitude d'avoir le droit d'exister, de prendre sa place; l'adaptabilité; le calme; etc.)

 

Parler de mémoires ne signifie pas que l'on se souvient de la même manière que nous nous souvenons de notre chambre d'enfant par exemple. 

 

Au fur et à mesure que l'enfant se développe, il est conscient de ce qui l'entoure et de ce qu'il vit de différentes manières: 

 

1) au tout début de notre développement, nous ne percevons que des sensations. Cette mémoire primitive est intimement liée aux fonctions vitales (la respiration, la tension, le rythme cardiaque, etc.)

 

Ainsi, la sensation est le souvenir. 

 

Par exemple : lorsque l'on est saisi d'une angoisse que l'on ne sait expliquer, que le cœur s'emballe ou que l'on se sent fébrile; lorsque l'on se sent "partir", lorsque l'on a la sensation d'étouffer, de manquer d'air; lorsqu'on se sent prisonnier ou coincé, ou encore lorsque l'on ressent un vide; etc.

 

 

2) puis le système limbique se développe, et avec lui, le développement affectif du bébé.

 

À ce stade, le souvenir est constitué des sensations et des émotions qui lui sont associées.

 

 

3) bien plus tard, le développement cérébral de l'enfant lui permet de construire le souvenir tel que nous le concevons : à partir d'images, de sons, de paroles, il crée une représentation des événements, et construit ainsi les souvenirs que l'adulte gardera en mémoire.

 

C'est le souvenir tel que nous le concevons généralement, il est restitué par le langage.

 


 

--> Chaque "forme de mémoire" a donc son propre langage: les sensations, les émotions, les mots, les images, les sons, etc. Il faut donc être à l'écoute de ces différents langages pour libérer ces empreintes. 

 

 

 

Le plus souvent, c'est tout simplement la mémoire d'un manque qui demande à être libérée

 

Le fœtus, puis le bébé, sont guidés par l'instinct de survie: il faut pour cela de la place pour grandir, de la nourriture, et la sensation d'être en sécurité, par exemple, dans le lien qu'il ressent avec sa mère.

 

Si un manque concernant un de ces trois besoins, même momentané, est ressenti par le fœtus ou le bébé, l'alerte est déclenchée car à ce stade au cours duquel l'enfant se trouve dans une complète dépendance  des autres, la survie est en jeu. C'est là que se mettent en place les réactions du fœtus, qui sont aussi des réactions physiologiques.

Avant quatre ans, nous ne gardons pas de souvenir conscient mais nous enregistrons les événements: cette mémoire primitive est la mémoire implicite.

 

Elle permet à l'enfant de percevoir ce qui est nuisible pour pouvoir s'en protéger par les moyens qui sont en son pouvoir, si infimes soient-ils.


 

Quel impact concret ont ces mémoires sur notre vie ?

 

 Ces événements incompris ou douloureux conditionnent, le plus souvent sans même que nous en ayons conscience, lorsqu'ils sont très précoces:

 

1) l'image que nous avons de nous-même (la croyance inconsciente que nous avons ou non de la valeur, que nous avons le droit de réussir, d'être aimé, etc.)


                                                                            2)  l'image que nous avons des autres, et du monde...

 

Ces événements agissent par conséquent comme des freins à notre bien-être et à notre réalisation.

 

Les croyances inconscientes qui s'installent dans ces différents moments de la vie ont un impact concret sur l'existence de l'adulte puisqu'elles donnent naissance à des stratégies (inconscientes souvent) et à des comportements eux aussi limitants.

 

 

La sophro-analyse permet de libérer ces mémoires douloureuses

 

La relaxation permet d'accueillir ces mémoires et de les libérer de ce qu'elles comportent de limitant (voir les pages: "Se libérer en douceur et en toute sécurité", et "Quel accompagnement thérapeutique ?")